Lorsque vos lunettes glissent sur le nez, bougent à chaque mouvement de tête ou laissent des marques désagréables derrière les oreilles, la question du réglage des branches se pose rapidement. Beaucoup d’utilisateurs se demandent s’il est possible de resserrer les branches des lunettes pour améliorer le maintien. Ce guide informatif, à vocation pédagogique, explique ce que recouvre cette notion, sans jamais franchir la ligne des actes réservés aux professionnels de l’optique.

Longueur etréglages des branches
Définir « resserrer » dans le contexte optique
Le terme « resserrer les branches des lunettes » désigne, dans le langage courant, toute action visant à augmenter la pression latérale exercée par les branches sur les tempes et l’arrière des oreilles. L’objectif : améliorer le maintien de la monture, empêcher qu’elle ne glisse ou ne tombe lors d’activités quotidiennes.
Techniquement, cette notion recouvre plusieurs leviers :
- La courbure des branches : l’angle et l’intensité de la courbe après la charnière influencent directement la pression sur les tempes.
- L’écartement des branches à leur extrémité : plus les embouts (appelés aussi « tenons ») convergent vers le crâne, plus la pression augmente.
- La longueur nominale : une branche trop courte ou trop longue perturbe l’équilibre des points d’appui.
Pour situer cette dimension dans le système global de taille, consultez notre panorama des tailles de lunettes (52–18–140), qui détaille chaque cote inscrite sur la monture.
Pourquoi le réglage des branches relève de l’opticien
Modifier la courbure, l’écartement ou toute autre caractéristique physique d’une branche constitue un acte professionnel réservé. Les opticiens disposent :
- D’outils spécifiques : pinces à branches thermoformables, bains de chauffage calibrés, gabarits de forme.
- De connaissances matérielles : chaque matériau (acétate, titane, acier, TR90, etc.) impose une température, une pression et un temps de manipulation précis.
- D’une évaluation morphologique : distance interpupillaire, hauteur du nez, largeur du visage, position des oreilles influencent le réglage optimal.
Toute tentative personnelle de pliage, torsion ou chauffage comporte des risques :
- Casse de la branche (fragilisation du matériau, fissure invisible).
- Déformation permanente de la monture.
- Perte d’alignement optique : si les verres correcteurs sont décentrés, l’efficacité visuelle en pâtit.
- Décollement de revêtements (vernis, peinture, placage).
Le lien entre longueur nominale et tenue
La longueur des branches, notée en millimètres (généralement entre 130 et 150 mm), représente la distance entre la charnière et l’extrémité de la branche. Cette cote influe directement sur :
| Longueur de branche | Impact sur le maintien |
|---|---|
| Trop courte | Pression excessive derrière l’oreille, inconfort, marques rouges |
| Adaptée | Répartition équilibrée, stabilité optimale, confort durable |
| Trop longue | Glissement, absence d’appui, chute fréquente |
Lorsqu’une monture est bien dimensionnée au départ en tenant compte de la compréhension globale des dimensions (largeur face, pont, branches) le besoin de « resserrer » se fait rarement sentir. À l’inverse, une inadéquation initiale de taille ne pourra être compensée durablement par un simple ajustement de courbure.

Confort aux tempes et derrière l’oreille
Les trois zones d’appui principales
Comprendre où et comment la monture exerce une pression aide à identifier la source d’un inconfort :
Les plaquettes nasales (ou pont fixe)
Portent une partie du poids, assurent la stabilité verticale. Une mauvaise répartition entraîne un glissement vers le bas.Les tempes
Zone de contact latérale où la branche entre en contact avec le crâne. Une pression trop faible provoque un écartement excessif ; trop forte, elle génère céphalées et gêne prolongée.L’arrière de l’oreille
Le tenon de branche (ou embout) doit épouser la courbure auriculaire sans cisailler la peau. Un bon ajustement maintient la monture horizontale, même tête baissée.
Signes qu’un réglage professionnel s’impose
| Symptôme | Cause probable | Action recommandée |
|---|---|---|
| Marques rouges persistantes | Pression excessive, courbure inadaptée | Rendez-vous chez l’opticien |
| Lunettes qui glissent en permanence | Branches trop longues ou écartement insuffisant | Vérification professionnelle de la taille et de l’ajustement |
| Douleur au niveau des tempes | Sur-serrage, branche mal orientée | Ajustement immédiat conseillé |
| Monture qui penche d’un côté | Inégalité de longueur ou de courbure entre les deux branches | Contrôle et équilibrage par un professionnel |
Vocabulaire technique pour mieux dialoguer avec l’opticien
Lors de votre visite, maîtriser quelques termes facilite la communication :
- Tenon : extrémité de la branche qui repose derrière l’oreille.
- Charnière : articulation entre la face et la branche, parfois à ressort pour plus de souplesse.
- Cambrure : degré de courbure de la branche dans son plan horizontal.
- Galbé : courbure dans le plan vertical, épousant la forme du crâne.
Ces paramètres se combinent pour créer un ajustement personnalisé, qui ne peut être répliqué par des manipulations domestiques.

À retenir
Objectif de cette page
Informer sur le rôle des branches et la notion de « resserrement » dans un cadre purement pédagogique. Aucune procédure de réglage pas-à-pas n’est fournie.
Points-clés
- Resserrer les branches des lunettes signifie augmenter la pression latérale pour améliorer le maintien.
- La longueur nominale (130–150 mm) et la courbure déterminent conjointement confort et stabilité.
- Toute modification physique de la monture relève d’un acte professionnel réservé : outils spécifiques, savoir-faire technique, évaluation morphologique.
- Les zones d’appui (plaquettes, tempes, arrière d’oreille) doivent être équilibrées pour éviter inconfort et glissement.
Quand consulter un opticien ?
- Marques rouges ou douleurs persistantes
- Glissement répété malgré un nettoyage régulier
- Monture penchée ou déséquilibrée
- Besoin d’adapter la longueur ou la courbure
Lunettia rappelle que le confort optique repose sur un équilibre subtil entre morphologie individuelle, choix de monture et ajustement professionnel. Plutôt que de tenter des manipulations à domicile, privilégiez un échange régulier avec votre opticien : un réglage bien conduit prolonge la durée de vie de votre équipement et préserve votre bien-être visuel au quotidien.
